Quand les annonces ont commencé, en mai 2025, il n’y avait rien à photographier. Pas une unité finie, pas un corridor, pas une cuisine. Un chantier, et une date : juin 2026.
C’est la contrainte qui définit ce mandat. On ne vendait pas un logement : on vendait l’idée d’un logement, treize mois d’avance, à des gens qui devaient se décider sur la foi de ce qu’on leur montrait.
L’Îlot Notre-Dame, c’est 136 condos locatifs au coin de Notre-Dame et Saint-Jacques à L’Ancienne-Lorette, directement sur le parc Canso. Le projet est porté par Richmont Immobilier, une entreprise familiale de Québec.
01Quand il n’y a rien à montrer, la marque fait tout le travail
C’est la partie qu’on tient à mettre en avant, et c’est celle qu’on saute le plus souvent. La tentation, sur un projet immobilier, c’est de lancer les annonces tout de suite : le chantier coûte cher, chaque mois de vide coûte cher.
Sauf qu’une publicité renvoie quelque part. Et quand ce « quelque part » ne peut montrer aucune photo du produit, il ne lui reste que la marque. Le nom, le ton, la promesse. C’était tout ce que les gens avaient pour se décider.
Le nom d’abord : l’Îlot Notre-Dame. Un îlot, c’est un ensemble bâti entouré de rues — le mot dit exactement ce qu’est le projet, et il dit aussi autre chose : un endroit à soi, au calme, au milieu de la ville.
Puis le signe. Dans le logo, l’accent circonflexe du Î se détache et devient une forme à part entière, posée au-dessus du mot. C’est le genre de détail qu’on ne remarque pas consciemment, mais qui fait qu’un nom devient reconnaissable. Dessous, « Notre Dame » en sable, dans un corps plus léger.
Et la signature qui tient tout : « Un milieu de vie à échelle humaine ». Ce n’est pas un slogan de vendeur. C’est la promesse qui devait porter le projet pendant toute la durée du chantier, quand il n’y avait rien d’autre à regarder.

02Un site qui sert à une seule chose
Un site de projet locatif n’a pas à tout faire. Il a une seule mission : transformer une personne curieuse en demande de visite. Tout ce qui ne sert pas à ça lui nuit.
La structure est donc courte — les unités, les plans, le contact — et chaque page termine sur la même action. Les prix de départ sont annoncés d’entrée de jeu plutôt que cachés derrière un formulaire : quelqu’un qui découvre le budget à la fin du parcours se sent piégé, et il part.
Faute de photos, le site s’est appuyé sur les rendus d’architecte et sur les plans d’étage. C’est le seul cas de figure où un rendu est le bon outil : quand le bâtiment n’existe pas encore, et qu’on le dit.


03Treize mois d’annonces sur un chantier
Les campagnes ont démarré en mai 2025, une fois la marque et le site en place. Deux temps : d’abord du trafic, pour faire connaître le projet et voir qui réagissait ; ensuite de la génération de demandes, une fois qu’on savait à qui parler.
Les visuels montraient ce qu’il y avait : le chantier. « Aujourd’hui un chantier, demain votre condo locatif. » Avec la date de livraison écrite noir sur blanc, sur chaque annonce.
497
demandes d’information
Formulaires remplis sur le site, pour 136 logements à louer.
131 322
personnes rejointes
Dans la région de Québec, sur toute la durée des campagnes.
3,94 %
taux de clic sur lien
27 786 clics vers le site, pour 706 100 affichages.
Ce taux de clic est le chiffre qu’on regarde en premier, et c’est celui qui dit le plus de choses sur le travail d’avant. Un taux élevé, ça ne veut pas dire que la publicité était maligne : ça veut dire que ce qu’on montrait correspondait à ce que les gens cherchaient. Une marque claire, un prix annoncé, une date assumée.
04Les photos, une fois les clés tournées
La photographie immobilière est arrivée à la fin, pas au début : à la livraison, quand les unités ont été finies et meublées. On a photographié les vraies, pas des rendus.
C’est ce qui alimente le site aujourd’hui, pour les unités qui restent. Un rendu montre un volume ; une photo montre une lumière, une hauteur de plafond, ce qu’on voit par la fenêtre. Tant que le bâtiment n’existe pas, on fait sans. Dès qu’il existe, on arrête de s’en passer.
05Ce qu’on ne vous dira pas
On ne vous dira pas qu’on a rempli l’immeuble. Un immeuble se remplit avec un emplacement, un produit, un prix juste, une équipe de location qui répond vite et un marché porteur. La publicité amène des gens à la porte ; elle ne signe pas les baux.
Ce qu’on peut montrer, c’est la part qui est passée par nous et qui se mesure : 497 demandes d’information pour 136 logements, soit plus de trois par logement — et toutes arrivées avant que quiconque puisse visiter. Le reste appartient à Richmont.
On préfère cette façon de compter. Un chiffre qu’on peut sortir et expliquer vaut mieux qu’un pourcentage flatteur que personne n’est capable de produire le jour où on le demande.
06Ce que vous pouvez en retenir
Pas besoin d’un immeuble de 136 portes pour que ça s’applique. C’est vrai de tout ce qui se vend avant d’exister : une préconstruction, une saison qui ouvre, un produit en précommande, un service qui démarre.
Trois réflexes
- 1
N’attendez pas d’avoir quelque chose à montrer.Les annonces ont tourné treize mois avant la livraison. Ce qui l’a permis, ce n’est pas un beau visuel : c’est d’avoir un nom, une promesse et un prix avant d’avoir un produit.
- 2
Dites où vous en êtes.Les visuels montraient le chantier, et la date de livraison était écrite sur chaque annonce. Cacher l’état d’avancement aurait transformé chaque visite en déception.
- 3
Annoncez le prix.Cacher le budget derrière un formulaire gonfle le nombre de demandes et fait perdre du temps à tout le monde. Les gens qui restent valent plus cher que ceux qu’on retient de force.
07Questions fréquentes
Peut-on faire de la publicité pour un immeuble pas encore construit ?
Oui. Pour l’Îlot Notre-Dame, les campagnes ont tourné treize mois avant la livraison de juin 2026, sur des visuels de chantier annonçant la date. Elles ont généré 497 demandes d’information pour 136 logements, toutes avant qu’une seule unité soit visitable.
Par quoi commence-t-on pour lancer un projet immobilier locatif ?
Par la marque. Un nom, un signe, une palette et une promesse — avant le site et avant la publicité. Quand le bâtiment n’existe pas encore, la marque est littéralement la seule chose que les gens peuvent regarder pour se décider.
Combien de demandes la publicité a-t-elle générées pour l’Îlot Notre-Dame ?
497 demandes d’information pour 136 logements, soit plus de trois par logement. Les campagnes ont rejoint 131 322 personnes dans la région de Québec et obtenu un taux de clic sur lien de 3,94 %.
Faut-il afficher les prix sur un site de projet locatif ?
Oui. Sur l’Îlot Notre-Dame, les prix de départ sont annoncés dès la page des unités. Cacher le budget derrière un formulaire augmente le nombre de demandes mais fait perdre du temps des deux côtés : les visites se font avec des gens pour qui le prix n’est pas une surprise.



